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Article de recherche / Research Article

Tableau 3

Outils utilisés par la BADR pour limiter la distribution de crédit.

Tools used by the BADR bank to limit the distribution of credit.

Apport personnel Même si le règlement qui régit les opérations de crédit situe l’apport personnel entre 10 et 15 % du montant de l’investissement, dans le cas du crédit d’investissement Ettahadi la BADR Laghouat exige un apport personnel qui se situe entre 40 et 50 %. Dans la mesure où rares sont les exploitants qui disposent d’un tel apport personnel, cette mesure, qui vise le partage du risque, a aussi pour effet d’évincer du crédit un grand nombre d’exploitants
Caution solidaire Pour réduire les risques, la BADR exige une caution solidaire. Pour la BADR, cela représente une garantie d’exécution du contrat de crédit par une tierce personne en cas de défaillance de l’emprunteur, avec deux avantages. Cela lui permet à la fois de recouvrer ses créances sans passer par une procédure judiciaire et de limiter l’accès au crédit des exploitants, car dans la mesure où le cautionnaire court un risque en cas de non-remboursement du crédit par le contractant, peu de personnes sont prêtes à prendre cet engagement
Types de cultures et d’élevages projetés Sur 95 % des crédits accordés, 52 % portent sur l’acquisition de cheptel ovin, 17 % sur l’acquisition de cheptel bovin laitier, 3 % sur la transformation de lait cru de vache et 22 % sur la culture de céréales (blé tendre et blé dur). Les différés de paiement sont presque exclusivement accordés aux exploitants dont les investissements portent sur ces élevages et cultures. Cela pourrait s’expliquer par le fait que :
   – l’élevage ovin, principale activité pratiquée dans la région, est à forte valeur ajoutée ; de plus, la demande en viande rouge ovine est très forte et stable, en raison notamment de sa consommation tout au long de l’année (fêtes, funérailles, etc.) ;
   – pour ce qui est de l’élevage bovin, les éleveurs, les collecteurs et les transformateurs de lait cru de vache bénéficient de subventions publiques : 12 DA/litre de lait produit, 4 DA/litre de lait collecté et 6 DA/litre de lait transformé
   – s’agissant des céréales, les producteurs bénéficient des prix garantis à la production : 4500 DA/quintal de blé dur et 3500 DA/quintal de blé tendre
Les subventions constituent ainsi des revenus supplémentaires et stables améliorant de manière significative la capacité de remboursement des exploitants agricoles
Délais de notification Les demandes de crédit n’étant pas enregistrées contre accusés de réception, la BADR a toute latitude pour allonger inconsidérément les délais, ce qui conduit à dissuader le plus grand nombre

Source : établi à partir de la synthèse des entretiens réalisés avec la banque BADR de Laghouat, 2020.

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